Belgrade n'est pas une carte postale. C'est une ville dure, belle dans son propre style, vivante. On y est restés 4 jours et on n'a pas vu passer le temps.

La ville

La forteresse de Kalemegdan domine le confluent du Danube et de la Save. Balades gratuites, vue magnifique, groupe de joueurs d'échecs en plein air. Point de repère pour tous nos trajets.

Skadarlija, le quartier bohème, avec ses pavés et ses restos traditionnels. Touristique mais sincère.

Les ruines du bombardement OTAN de 1999 sont encore là, volontairement laissées en l'état. Le ministère de la Défense coupé en deux. Glaçant.

Les bars flottants

Les splavs sont l'âme de la nuit belgradoise : bars-discothèques installés sur des péniches amarrées à la rive. Ça ouvre à 23h, ça ferme à 5h du matin. Musique qui va du turbo-folk (à essayer même si on n'aime pas) à la house. Les belges, les allemands et les français viennent exprès pour ça.

La bouffe

Cevapi : petites saucisses grillées de viande hachée, servies dans du pain. Plat du peuple, 700 RSD (6€) pour un gros plat. Inoubliable.

Karadjordjeva snicla : escalope roulée farcie au fromage, panée, géante. On en commande une pour 2.

Rakija partout, partout. Eau de vie très forte de prune / poire / coing / abricot. Refuser un verre quand on est invité est impoli. Accepter est... héroïque.

Mes coups de cœur

  • Savamala quartier d'art urbain, graffs magnifiques
  • Café Šumatovac pour voir les vieux boire un café comme en 1960
  • La librairie Beopolis pour son étage caché plein de livres en anglais

Ce que je referais

  • Une visite de l'ex-résidence de Tito (Musée de Yougoslavie) — on y est pas allés, on regrette.
  • Un match de foot Étoile Rouge-Partizan si ça tombe au bon moment. Apparemment c'est viscéral.